Une minute de danse par jour

Nadia Vadori-Gauthier

Un projet quotidien
de performance initié
le 14 janvier 2015

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Projection-rencontre  avec Nadia Vadori-Gauthier, pour Une minute de danse par jour, en présence de Daniel Larrieu
 
18h : Rendez-vous pour préparer la minute de danse du jour avec tous ceux qui le souhaitent.
18h30 : Réalisation d'une minute de danse collective, à tous.
19h : Projection d’une sélection de minutes de danse, pendant la mise en ligne de la danse du jour, puis projection de la danse du jour.
Performance-lecture
Rencontre en présence de Daniel Larrieu, danseur et chorégraphe.

En janvier 2016, cela fera un an depuis les attentats de janvier 2015 et un an que Nadia Vadori-Gauthier s’est engagée dans un acte de résistance poétique qui consiste à agir au quotidien une présence sensible dans le monde : elle danse une minute et quelque, tous les jours, dans les états et les lieux dans lesquels elle se trouve, et la poste en ligne le jour-même. Depuis le 13 novembre 2015, cette action se teinte d’une résonance particulière en lien à la violence des évènements. Chaque danse témoigne d’un jour particulier de leur succession. Petit à petit, s’élabore une série qui, à l’instar d’un journal, s’inscrit dans une historicité se tissant à la fois d’éléments privés et publics, intimes ou collectifs.

Ce projet micro-politique de proximité est également inspiré d’une phrase de Nietzsche : « Et que l'on estime perdue toute journée où l'on n’aura pas dansé au moins une fois » et d’un proverbe chinois : « Goutte à goutte l’eau finit par traverser la pierre ». Cela signifie qu’une action minime et répétée peut finir par avoir un grand effet. La goutte d’eau, ce sont les danses, interstitielles, sans armes ni boucliers. La pierre, c’est un certain durcissement du monde (communautarismes, hiérarchies, consumérisme, dogmatisme), la désolidarisation d’avec la nature et le manque d’une dimension poétique active au quotidien.

Chaque jour, depuis janvier 2015, elle danse comme on manifeste, pour œuvrer à une poésie en acte, déplacer les lignes, faire basculer le plan ou osciller la norme, danser la vie qui passe et qui vibre dans les interstices du quotidien. Dans la circonstance ce n'est pas tant la danse en elle-même qui est importante, mais la relation qu’elle permet, ce qui se crée, ce qui est mis en jeu : une circulation entre les cases, les catégories, les corps.

Tout savoir sur le projet ici