Robyn Orlin

Masterclass

Du lundi 8 au vendredi 12 avril 2024, 11h-17h

Tarif organisme : 750 €
Tarif individuel : 260 €
Tarif Adami : 500 €

Pour toute information sur les possibilités de financement : contactez Juliette Mareschal à masterclasses@atelierdeparis.org

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Résumé

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« Inventing personal vocabularies »

Par de simples improvisations et résolutions de problèmes, le stage offrira aux artistes une opportunité de travailler dans un environnement leur permettant d’étudier les méthodes de développement de vocabulaires personnels. Il est question de bousculer les conventions pour avoir la possibilité d’une réflexion personnelle et l’expérience d’être vivant dans son propre travail.

Robyn Orlin mettra en lumière son processus de création à l’aide de mises en situation drôles et surprenantes.

Ce sera l’occasion de partager un moment privilégié avec cette artiste qui avec humour nous parle d’identité, de mémoire et de la vie, considérant qu’il n’y a pas une façon de faire de l’art, mais des milliers, considérant qu’il n’y a pas une façon de  bouger, mais des milliers.

English version :

By simple improvisations and problems solving, the workshop will give artists an opportunity to work in an environment that allows them to study the methods of developing personal vocabularies. Challenging conventions for self-reflection and the experience of being alive in his own work.

Robyn Orlin will highlight the creative process with funny and surprising situations.

This is an opportunity to share a special moment with this artist who speaks of identity, memory and life. Robyn Orlin is considering that there is not only one way to make art, but thousands  and that there is not only one way to move, but thousands.

Équipe artistique

Robyn Orlin
CITY THEATER AND DANCE GROUP

Née en 1955 à Johannesburg, Robyn Orlin entreprend dès l’enfance de développer sa pratique et sa culture chorégraphiques, dans un environnement hostile à toute discrimination, y compris sur le plan esthétique : des danses zouloues à Merce Cunningham, du hip-hop au ballet classique… quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent, toutes les danses ont sa faveur. Et l’éclectisme esthétique dont elle fait preuve, cet « universalisme » – chorégraphique et musical, cinématographique, plastique, littéraire… – est devenu l’un des traits saillants de son écriture.

Formée à la London School of Contemporary Dance (1975-1980), puis à l’école de l’Art Institute of Chicago (1990-1995), Robyn Orlin commence sa carrière de danseuse, chorégraphe et pédagogue en Afrique du Sud, où elle est vite repérée, tant pour la singularité de son écriture, le chaos qui règne dans ses créations, que pour son engagement actif contre l’Apartheid.

Au tournant des années 2000, sa pièce (multiprimée) Daddy, I have seen this piece six times before and I still don’t know why they’re hurting each other, qui tourne en dérision les difficultés et travers de la jeune Nation arc-en-ciel, mais aussi le ballet classique comme vecteur de discrimination, va lui permettre de tourner en Europe et lui assurer une reconnaissance internationale. La France va dès lors devenir pour elle un territoire de création : elle y réalise son premier film, Beautés cachées, sales histoires (Ina/Arte, 2004), son premier opéra, L’Allegro, il penseroso ed il moderato de Haendel (Opéra Garnier, Paris, 2007), de nombreux solos pour des performeurs d’horizons divers, et sa première mise en scène de théâtre, Les Bonnes, d’après Genet (Théâtre de la Bastille, Paris, 2019). Parallèlement, elle continue à travailler en Afrique du Sud, où elle crée notamment Still Life with homeless… pour la compagnie Via Katlehong (2007), Walking next to our shoes… avec les chanteurs danseurs du Phuphuma Love Minus (2009), Beauty remained for just a moment… (2012) et we wear our wheels with pride… (2021) avec la compagnie Moving into Dance.

L’univers de cette artiste prolifique est marqué, on l’a dit, par le brassage des formes, des expressions et des genres, par la joyeuse confusion qu’elle fait régner sur la scène comme dans le public de ses spectacles, par son caractère critique et politique, et par sa forte composante plastique. Il est également reconnaissable par la présence de quelques motifs qui reviennent de manière obsessionnelle : les tutus, par exemple, les oranges, ou encore, plus mystérieusement peut-être, les canards – seuls ou en groupe et fabriqués dans des matériaux de toute sorte, des canards en tout genre, de toute taille et de toutes les couleurs.
-Myriam Blœdé

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