Labes, en arabe, signifie « tout va bien ». Dans cette pièce pour quatre danseuses et danseurs et une musicienne, Selim Ben Safia explore les notions antagonistes d’arrêt et de résilience pour écrire une chorégraphie du « bonheur malgré tout ». Au son d’une viole de gambe, par-delà les ruines et le déni, une ode à la danse de la vie.
Porté par des valeurs puissantes dans leur simplicité et leur engagement : la force de la vulnérabilité, la vertu du collectif et l’art comme espace possible de réparation, Selim Ben Safia ose une vraie danse de la joie. Sur scène, cinq artistes d’origines et d’affinités esthétiques différentes – breakdance, cirque, danse contemporaine, danse traditionnelle – se font à la fois interprètes et passeurs de cette confiance inébranlable dans la bienveillance fondatrice des liens humains. Citant dans ses zones d’ombres la mémoire du quartier Maghrébin de Jérusalem détruit en 1967, ce plateau hanté est, dans le même temps, une scène de danse et de musique live, aussi robuste que lumineuse dans sa fragilité. Traversés par l’énergie de la dakbé palestinienne et les rythmes traditionnels tunisiens, des chants funèbres ou encore des accents universels de la viole de gambe, les corps sondent la tension entre ce qui se fige, s’enterre ou se cimente autour de soi, et l’élan vital qui continue de palpiter à l’intérieur. Un geste chorégraphique de résilience.
Équipe artistique
Le parcours de Selim Ben Safia, chorégraphe franco-tunisien s’enracine dans la danse hip-hop avant de se nourrir de la danse contemporaine au Centre chorégraphique national de Montpellier. Depuis 2010, il développe un travail chorégraphique singulier qui explore la complexité de la création artistique et questionne la place de l’art dans nos sociétés. Ses œuvres, marquées par une recherche constante de nouvelles gestuelles, se déploient à travers des collaborations avec des publics variés : danseurs amateurs, comédiens, ou encore personnes en situation de handicap. Ses créations ont été présentées dans de nombreux festivals internationaux, parmi lesquels Rideau (Québec), Trajectoire (Nantes), Masa (Abidjan), Afrovibes (Amsterdam) et le Festival de Hammamet (Tunis). En 2017, il fonde l’association Al Badil – L’alternative Culturelle, dédiée à la démocratisation de l’accès à l’art et à la culture, au soutien des artistes émergents et à l’accompagnement des entrepreneurs culturels tunisiens. Depuis 2022, il dirige le festival Les Journées Chorégraphiques de Carthage.
- Chorégraphie et mise en scène : Selim Ben Safia
- Interprétation : Romane Piffault, Malek Zouaidi, Ilyes Triki, Mohamed Issaoui
- Musique live : Marie-Suzanne de Loye
- Création musicale : Hazem Berrabah et Marie-Suzanne de Loye
- Scénographie : Nadia Kaabi-Linke
- Création lumière : Jérôme Bertin
- Création costume : Sumaiya Merchant
- Photos : Patrick Berger
Nos partenaires
Production
- Production : Association Al Badil
- Diffusion : Chalmont agentur ; Agence Résonance
- Coproduction : Viadanse CCN de Bourgogne-Franche-Comté à Belfort ; Le Triangle ; Fondation Kamel Lazaar ; Théâtre Françine – Vasse Les laboratoires vivants
- Soutien : Théâtre la Castélorienne ; Compagnie Accrorap – Kader Attou ;
Atelier de Paris / CDCN