Selim Ben Safia

AL BADIL · Tunisie

Labes

jeudi 11 juin 202621 h 00

50 minutes

Pass 10€ à 12€
Tarifs : 8€ à 20€

Atelier de Paris
création 2026 · 5 interprètes · musique live

Événement organisé dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026

Réserver Réserver

Labes, en arabe, signifie « tout va bien ». Dans cette pièce pour quatre danseuses et danseurs et une musicienne, le chorégraphe Selim Ben Safia et l’artiste conceptuelle Nadia Kaabi-Linke explorent les notions antagonistes d’arrêt et de résilience. Au son d’une viole de gambe, par-delà les ruines et le déni, une ode à la danse de la vie.

Nadia Kaabi-Linke a conçu la scénographie à partir de ses recherches sur le quartier maghrébin de Jérusalem, détruit en 1967. Citant, dans ses zones d’ombre, la mémoire de ce quartier disparu, le plateau devient un espace hanté – scène de danse et de musique live, aussi robuste que lumineuse dans sa fragilité. Les murs transparents surgissent sur scène comme des spectres. Cette installation, traversée par les notions de hantise et de disparition, a nourri la démarche chorégraphique et ouvert un espace poétique et politique.

Porté par des valeurs puissantes dans leur simplicité et leur engagement – la force de la vulnérabilité, la vertu du collectif et l’art comme espace possible de réparation – Selim Ben Safia ose une vraie danse de la joie. Sur scène, cinq artistes d’origines et d’affinités esthétiques différentes – breakdance, cirque, danse contemporaine, danse traditionnelle – se font à la fois interprètes et passeurs de cette confiance inébranlable dans la bienveillance fondatrice des liens humain·es. Traversés par l’énergie de la dabké palestinienne et les rythmes traditionnels tunisiens, des chants funèbres ou encore des accents universels de la viole de gambe, les corps sondent la tension entre ce qui se fige, s’enterre ou se cimente autour de soi, et l’élan vital qui continue de palpiter à l’intérieur. Un geste chorégraphique de résilience.

© Atelier de Paris / CDCN – Mélanie Drouère

Équipe artistique

Le parcours de Selim Ben Safia, chorégraphe franco-tunisien s’enracine dans la danse hip-hop avant de se nourrir de la danse contemporaine au Centre chorégraphique national de Montpellier. Depuis 2010, il développe un travail chorégraphique singulier qui explore la complexité de la création artistique et questionne la place de l’art dans nos sociétés. Ses œuvres, marquées par une recherche constante de nouvelles gestuelles, se déploient à travers des collaborations avec des publics variés : danseurs amateurs, comédiens, ou encore personnes en situation de handicap. Ses créations ont été présentées dans de nombreux festivals internationaux, parmi lesquels Rideau (Québec), Trajectoire (Nantes), Masa (Abidjan), Afrovibes (Amsterdam) et le Festival de Hammamet (Tunis). En 2017, il fonde l’association Al Badil – L’alternative Culturelle, dédiée à la démocratisation de l’accès à l’art et à la culture, au soutien des artistes émergents et à l’accompagnement des entrepreneurs culturels tunisiens. Depuis 2022, il dirige le festival Les Journées Chorégraphiques de Carthage.

  • Chorégraphie et mise en scène : Selim Ben Safia
  • Interprétation : Romane Piffaut, Malek Zouaidi, Ilyes Triki, Mohamed Issaoui
  • Musique live : Marie-Suzanne de Loye
  • Création musicale : Hazem Berrabah et Marie-Suzanne de Loye
  • Scénographie / oeuvre : Nadia Kaabi-Linke, VG Bild-Kunst, Bonn
    La scénographie est une œuvre de Nadia Kaabi-Linke, née de ses propres recherches sur l’histoire du quartier maghrébin de Jérusalem. Son travail — marqué par les notions de hantise et de disparition — a nourri la démarche chorégraphique de Selim Ben Safia.
  • Création lumière : Jérôme Bertin
  • Création costume : Sumaiya Merchant
  • Photos : Patrick Berger

Nos partenaires

Production

  • Production : Association Al Badil
  •  Diffusion : Chalmont agentur ; Agence Résonance
  • Coproduction : Viadanse CCN de Bourgogne-Franche-Comté à Belfort ; Le Triangle ; Fondation Kamel Lazaar ; Théâtre Françine – Vasse Les laboratoires vivants
  • Soutien : Théâtre la Castélorienne ; Compagnie Accrorap – Kader Attou ;
    Atelier de Paris / CDCN